Archives expositions personnelles France

Extraits du communiqué de presse


Dans l’œuvre de Natacha Nisic (née à Grenoble en 1967), s’exerce une recherche constante du rapport invisible, voire magique, entre les images, les mots, l’interprétation, le symbole, le rituel. Son travail tisse des liens entre des histoires, récits du passé et du présent, pour révéler la complexité des rapports entre le montré et le caché, le dit et le non-dit. Lauréate de la Villa Kujoyama en 2001 et de la Villa Médicis en 2007, Natacha Nisic a fait l’objet de nombreuses expositions où la question de l’image est mise en jeu par le recours à différents médiums : super-8, 16 mm, vidéo, photographie et dessin. Ces images fixes ou en mouvement fonctionnent comme substrat de la mémoire, mémoire tendue entre sa valeur de preuve et sa perte, et sont autant de prises de position sur le statut des images et les possibles de la représentation.















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Exposition du 15 octobre 2013 au 26 janvier 2014. Le Jeu de Paume, 1 place de la Concorde - 75008 Paris. Tél.: +33 (0)1 47 03 12 50. Ouverture du mercredi au dimanche de 11h à 19h.


Poursuivant sa réflexion sur le processus de l’image, le visible et l’invisible, le document et la narration, Natacha Nisic présente dans l’exposition plusieurs installations réalisées depuis 1995, dont Andrea en conversation (produite par le Jeu de Paume, Seconde Vague Productions avec le soutien de la commission mécénat de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques) et f, deux nouvelles créations réalisées spécifiquement pour l’exposition. Invitant le spectateur à une relecture du monde sensible par la mise en résonance de récits intimes, historiques ou mythologiques, le parcours de l’exposition débute avec Catalogue de gestes. Commencé en 1995, ce vaste projet oscille entre cinéma et arts plastiques où des gestes, des mains uniquement, sont filmés avec une caméra super-8. Les séquences, montées en boucle, montrent en répétition le déroulement d’un seul et même geste comme autant de "figures muettes". […]


Dans e (2009), qui signifie image en japonais, l’artiste livre le récit d’un voyage dans le Nord du Japon, près de Fukushima, à la recherche d’un territoire inaccessible meurtri par le tremblement de terre de juin 2008. Aux images du tremblement de terre, Natacha Nisic substitue celles de son retentissement sur les lieux et ses habitants. Ce récit se présente sous la forme d’une installation de trois projections fonctionnant alternativement comme une partition sonore.

Pour l’exposition, Natacha Nisic réalise une réponse à cette œuvre, intitulée f, comme Fukushima (2013). Deux ans après la catastrophe, elle se rend à Fukushima et pose son regard sur les paysages, les villages et les êtres qui ont subi les ravages du tsunami et l’irradiation de la centrale. Grâce à un dispositif composé d’un travelling de 25 mètres et de miroirs verticaux de 30 centimètres de large disposés à différents intervalles, l’artiste permet au regard d’englober dans le même temps le champs et le contrechamp, l’avant et l’après. Lorsque la caméra passe devant un miroir, une image mobile du contrechamp se déplace en un travelling horizontal de sens inverse dans la largeur du miroir. Il constitue, sans trucage, le jeu d’une image dans une autre, d’un mouvement dans un autre, d’un paysage et de son vis-à-vis. Le dispositif permet de conjuguer le temps des déplacements et des espaces en un seul regard.


Commissaires de l’exposition: Natacha Nisic et Marta Gili





Archives expositions personnelles (N-O)

  Natacha Nisic, Echo

  Le Jeu de Paume, Paris

  15.10.2013 - 26.01.2014

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