« Mes travaux se déploient non pas comme des compte-rendu (à qui du reste?) mais comme des processus de mise à jour de certain liens ou coïncidences. La question de la ville me préoccupe pour les multiples champs d’action qu’elle propose, en ce qu’elle condense une multitude de modes d’être, de fonctionnements. Des coins de rues comme autant de points de contact. » (Stéphanie Nava)


Extraits du texte de Magali Gentet,
responsable du centre d’art contemporain et commissaire de l’exposition


L’architecture, l’urbanisme et leur corollaire le paysage, sont des sujets passionnants et fédérateurs qui concernent tous les domaines de notre quotidien, passant de l’étude de nos habitats à nos modes de déplacements et de communication, des rapports que nous entretenons avec notre environnement en général à ceux que nous tissons avec l’autre en particulier. Aujourd’hui, le phénomène de modernisation des villes crée des espaces urbains dont l’étalement ne cesse de s’intensifier, grignotant la moindre parcelle de nature. À présent, plus de 50% de la population mondiale habite en ville. Et qu’il s’agisse de la cité urbaine ou des pans de campagne que l’on transforme petit à petit en vastes agglomérations, les modalités du vivre ensemble s’en trouvent gravement modifiées, tout comme notre relation au vivant gouvernée. C’est dire si le sujet est crucial.


Ces phénomènes de domestication et de domination de l’espace naturel ou paysager par le monde urbain trouvent un important écho dans le riche et complexe travail de Stéphanie Nava, tout comme d’ailleurs le décryptage des relations que l’homme établit avec son environnement. L’artiste s’intéresse en effet à la façon dont une société, ou un individu, façonne son rapport au monde. La ville et le jardin sont les principaux moteurs et les réceptacles de sa réflexion. À travers ses oeuvres, Stéphanie Nava démêle les liens qui existent entre les corps et les objets qu’ils manipulent dans les lieux qui les accueillent.






































































 







Exposition du 29 juin au 29 septembre 2012. Le Parvis centre d’art, Centre Méridien, route de Pau – 65420 Ibos et Centre Univerdis, avenue Louis Sallenave – 64000 Pau. Tél. : +33 (0)5 59 80 80 65 et +33 (0)5 62 90 60 82. Entrée libre du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 18h30.


© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2012. Tous droits réservés

La pratique de Stéphanie Nava se base essentiellement sur un dessin virtuose qui sollicite les ressources de la feuille papier et du wall drawing. Son trait fin et précieux entre régulièrement en résonance avec un corpus varié fait de sculptures, de maquettes d’architectures, d’installations, de vidéos et de photographies qui une fois associés visent une forme de chaos harmonieux. En effet, dans son oeuvre tout semble pouvoir s’hybrider et s’interpénétrer: le dedans rencontre le dehors, le monde construit se végétalise et le vivant permute en objet inerte tandis que les hommes et femmes se confondent en communautés d’anonymes... Cet effet de passage d’une dimension à une autre et notamment de l’inanimé à l’animé évoque une sorte de fonction organique de l’oeuvre. Les pièces de Stéphanie Nava, semblent pouvoir générer elles-mêmes des formes hybrides et inédites, un peu comme si elle étaient des organismes vivants, capables de grandir, de bouger, de se reproduire…

Archives expositions personnelles France

  Stéphanie Nava, Le logis des projections
  Le Parvis centre d’art, Pau
  29.06 - 29.09.2012

Archives expositions personnelles (N-O)